Le pleuple du plaisir

La temporada européenne s'achève. Dans notre planète corrida de novembre/décembre, l'heure des bilans est au sommaire. Les professionnels et les aficionados vont commencer à décortiquer les cassettes vidéo, les magasines et autres comptes rendus, pour combler les frustations hivernales, les leurs, les vôtres et les miennes. Pourtant chacun de nous a une vision précise de ce qu'il a plus ou moins aimé, et n'est pas prêt à en démordre.
Bien sûr le terciode piques passe souvent à la trappe. Si c'est un grand dommage pour la régularité de la Fiesta Brava, ce n'est malheureusement pas nouveau ! Faut-il pour autant apporter de l'eau aux abolitionnistes ? Bien sûr les piques sont parfois montées à l'envers. Mais je mets quiconque au défi d'aller dire à un picador qu'il n'a pas monté la puya comme il se doit. Au mieux il vous rira au nez, au pire ... Allez-y, vous verrez bien ! Bien sûr des oreilles et des queues ont été données, à juste titre ou sans trop de discernement mais ... Toujours sous la pression du public ! Bien sûr, des toros - pas trop bien foutus, trop nobles, trop tout, ou pas assez - ont déboulé dans les ruedos face à certaines vedettes. Mais bon sans parfois " quel pied " même avec un toro tonto ! Bien sûr des tueurs nés ont foulé le sable, se sont confrontés à des hommes héroïques et bien que la mort des hommes ne soit pas l'essence première de la corrida, cela a pu satisfaire cartains publics !
Alors ? Qui détient la vérité ? Ce qui plaira à l'un n'aura pas forcément l'assentissement de l'autre ! Les aficionados même les plus rigides admettent la discussion, ils la recherchent la plupart du temps, d'où le succès des tertullas. Quand les plus critiques d'entre nous énoncent " leur vérité ", ils prennent plaisir à ferrailler pour défendre leur passion.
Et nos amis les antis, prennent-ils du plaisir à vouloir s'imposer en usant de cris, de menaces, parfois pire ?
Donc dans l'histoire, l'important c'est le plaisir ! Le plaisir de la communion dans la Fiesta Brava et celui de la fête qui en découle ! Le plaisir de penser ce que l'on veut et de le dire, même si cela n'est pas vraiment " politiquement correct" ! Le plaisir d'Etre aficionado ! Serions-nous le peuple du plaisir ?

Michelle Catala

# Gepost op woensdag 10 december 2008, 09u16

Gewijzigd op woensdag 10 december 2008, 09u42

Mon manège à moi, c'est Castella

Mon manège à moi, c'est Castella ♥
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Pourquoi les gens vont-ils aux arènes et pourquoi éprouvent-ils parfois le besoin de conspuer les toreros, les toros, les présidences ? Pourquoi les aficionados sortent-ils d'une corrida le coeur rempli d'allégresse et d'autres désabusés et maussades ? Pourquoi est-ce que personne ne voit la même corrida ? Qu'ils soient professionnels, practicos ou seulement spectateurs, pourquoi, le même jour, dans la même arène, certains voient-ils de bonnes choses et les autres rien ?
Les gens de toros sont des êtres humains et contrairement à l'image que véhicule les antis, la sensibilité faitpartie de leur patrimoine génétique. Un aficionado ne souhaite pas à un anti, un cancer ou autre " bonté " (vu à la télé) et ne tapera pas, à coup de pancarte, sur la tête d'une femme d'un avis différent du sien (demandez à Françoise Margé).
Un aficionado, ça trimable aux arènes toute son histoire et ça reçoit la corrida à travers le filtre de ses sentiments les plus profonds. De bonne humeur, il percevra du positif même si le spectacle n'est pas extraordinaire.De mauvais poil, rien ne trouvera grâce à ses yeux, les toros seront faibles, les toreros ... bof ! La corrida pour l'aficionado c'est un peu l'auberge espagnole, il y amène ce qu'il a en lui.
Mais avec un petit truc en plus ...
Ah ! Comme nous les aimons ces toros au campo ou dans le ruedo et ces toreros magnifiques et tragiques, avant, et rigolards après, dans les halls d'hôtels. Ils nous font faire des kilomètres, dépenser nos sous, nous geler ou cuire sur les gradins inconfortables ou dans les callejones, les pieds devenus trop grands pour les chaussures au fil des jours de féria, le cigare du voisin dans le nez. Mais que tout cela nous fait du bien !
Un adage espagnol dit que " les toros ça rend fou " . C'est surement vrai, mais quelle bienfaisante folie ! La corrida reste un des derniers espaces de liberté où l'exercice de la passion a libre cours.
Liberté, passion, quand je vous disais que nous avions quelque chose en plus !
Michelle Catala

# Gepost op donderdag 03 juli 2008, 05u36

Gewijzigd op donderdag 03 juli 2008, 05u54

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Transcription du discours prononcé par Sébastien au Parlement Européen. Ci-dessous, nous reproduisons le discours prononcé par le toréro français Sébastien Castella face à une multitude de médias nationaux et internationaux. Vivre en toréro. Excusez-moi si je ne peux vous expliquer complètement ce que signifie vivre en toréro. Comme vous pouvez imaginer je m'explique mieux face au taureau qu'ici. Il n'existe aucune façon unique de vivre en toréro. Il n'y en a pas. Vivre en toréro est un choix volontaire et risqué. Cela signifie passion, dévouement absolu et sans conditions. C'est le respect à un mode de vie. Une responsabilité que le toréro n'oublie pas un seul jour. Vivre en toréro signifie s'éloigner du monde. C'est être en retrait. Isolement. Renfermement. Vivre en toréro signifie solitude, solitude recherchée, solitude uniquement accompagnée par le silence. Vivre en toréro est une façon de comprendre ta propre vie et un moyen d'affronter le risque et la mort. Vive en toréro suppose renoncements et sacrifices. Cela représente tout ce que les caméras et les gens ne voient pas. Une obsession permanente pour donner le meilleur de soi-même. Mais, par-dessus tout, vivre en toréro c'est respecter à tous ceux qui furent et à tous ceux qui sont. Respecter un héritage de près de trois siècles et lui rendre les valeurs qui l'ont converti en une des références de notre culture, de notre façon d'être, de ce qui nous uni et nous caractérise, de ce que nous avons toujours été. Vivre en toréro est un mode de vie des plus intenses. Pour moi, c'est un privilège. Sans aucun doute, c'est une des plus belles façons de se sentir vivant. Sébastien Castella. Parlement Européen. 4 de juin de 2008.

# Gepost op donderdag 19 juni 2008, 05u16

El más importante.

El más importante.
En tout début, ben ça a été l'art, l'approche du torero avec le toro, de voir ces toreros qui arrivaient, nos arènes, tous les aficionados, tous les passionés du toro, ils les regardaient comme si c'était des dieux et moi j'étais là, tout petit dans mon coin et je les voyais pareil, comme si c'était des dieux. Et lointaint, je rêvais d'être un d'eux.

Tu sais que ce que tu fais, pas beaucoup de personnes sont capables d'arriver à faire ça.
Le plaisir va avec le risque.

Sébastien Castella

# Gepost op zondag 01 juni 2008, 10u05

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" Sébastien Castella est un sacré morceau de torero, qui mérite le respect de tous les publics. Il possède un courage indiscutable, qu'il unit à un toreo de temple, de bon goût et de liaison, en plus de porter l'émotion sur les gradins jusqu'aux dernières limites, en faisant monter l'adrénaline vers les nuages ... " - Tolo Payeras.

" Hermoso de Mendoza avait déclaré que Chenel valait un million de dollars. A la sortie de la course, on pouvait se poser la question : si Chenel vaut se prix, combien vaut Castella ? " - Semana Grande

" Le centre de cette longue faena fut basée sur le toreo fondamental. [...] Ce fut sur la gauche que la muleta de Castella fut contaminée par un temple liquide, suave, de main base, dans un voyage immense et assoupi, à la manière du meilleur José Tomas. [...] La plaza, populiste jusqu'alors, clamait, se dressait, criait au rythme des passes, ovationnait avec cette brusque profondeur qui accompagne les grandes oeuvres d'art.
Le danger, la mort étant présente dans le leurre templé, le torero ne démissionna jamais. Mais il se fit davantage sentir dans d'angoissantes manoletinas qui précédèrent un immense volapié mariant suerte & muerte. Le toro roula au sol, le toreo fut ressenti comme un miracle, les tendidos se mirent en folie, les oreilles et la queue tombèrent sans le moindre doute. Burgos était devenu la palza centrale du toreo et le torero français s'était emparé de l'Espagne.
Torero français ? Pourquoi toréé un Français avec l'aplomb de Ronda, le parfum de l'Aljarafe et la profonde vérité de la Castille ? Avec Sébastien Castella, la Fiesta a brisé les Pyrénées et s'ouvre une nouvelle époque taurine " - José Carlos Arevalo

# Gepost op zaterdag 31 mei 2008, 04u36